lundi 10 novembre 2014

Ushuaia: 2ème

1er novembre: Les Brenier reprennent l'avion pour Buenos Aires le matin et les parents de Steph arrivent en fin de journée...problème de bagages....ils sont restés à Buenos Aires...Finalement nous les récupérerons le lendemain matin.

2ème séjour à Ushuaia mais cette fois-ci sous le soleil.



Après avoir vu le Parc Terra del Fuego sous la neige, le voilà sous le soleil. Cela nous permet de faire quelques belles promenades.















10 ans à Ushuaia

10 ans à Ushuaia, ce n'est pas commun...





lundi 3 novembre 2014

Ushuaia

Nous continuons jusqu’à Rio Grande, capitale de la pêche à la mouche…aucun interêt. Un vent à décorner les bœufs, un froid sibérien…un vrai plaisir. Dure nuit pour Noemie, Jean Yves et Anselme qui n’ont qu’un semblant de chauffage et 3 couvertures polaires à se partager.

Le lendemain, dernière étape pour Ushuaia. A la sortie de la ville, nous sommes arrêtés par la police. Ils nous donnent des consignes de sécurité sur la route que nous allons emprunter : attention, une portion de la route est très dangereuse, vertigineuse et avec le vent il faut faire très attention, le n° de secours pour nous contacter est le103…OK, on sera vigilant. Pas très rassurant tout cela.

On commence à monter lentement, sur une très belle route, bien large. Puis, presque à l’arrivée au col, 400 mètres tout de même !! un passage un peu plus vertigineux se dessine. Rien de bien méchant. C’est vrai que dans cette région, les montagnes d’Ushuaia sont les seules et après 3000km de plat pays, cela peut impressionner.















Ushuaia ! enfin ! La ville est grande avec un nombre incommensurable de voitures, mais pour aller où ? La première ville, Rio Grande, est à 250km et quelle ville ! Non vraiment, c’est assez surprenant.

Elle est construite à flanc de colline, donc beaucoup de route grimpe fortement. Elle n’est pas très jolie, mais très colorée.

















Nous décidons d’un tour en bateau sur le canal de Beagle. La ballade est très sympa. Le seul inconvénient est la taille du bateau un peu grand, il doit pouvoir contenir environ 80 personnes. Mais finalement, on est bien content au retour de se trouver au chaud assis dans un bon fauteuil et oui parce que dehors il neige maintenant ! Le tour en bateau est superbe (450 pesos par personne et moitié pour les enfants entre 5 et 12 ans pour 3h)




















Nous partons alors au Parc de la terre de feu situé à quelques kilomètres d’Ushuaia. L’office du tourisme nous avait signalé que le seul camping ouvert avec des douches chaudes se trouvait dans le parc au lago Roca. Finalement, c’était presque une arnaque…Les douches chaudes c’est de 17h à 19h, pas d’électricité…On décide de bivouaquer dans la zone du Lago negra, magnifique endroit. En arrivant, c’est déjà tard mais on distingue une petite tente plantée au bord du lac. Autrement nous sommes seuls au monde.


 
 


Il fait très froid et la neige commence à tomber sérieusement, nous sommes tout de même à 20 km de piste d’Ushuaia, au milieu des forêts…on dort et on verra bien.

Au petit matin, c’est tout blanc, 10 cm sont tombés dans la nuit et la neige continue encore de tomber.

Les filles enfilent un pantalon et c’est parti pour une matinée de bonhomme de neige aidé du couple de sud-africain (ceux de la tente) qui n’avait jamais vu de neige de leur vie.

 

 


Malgré la neige, nous nous rendons au point le loin de la route n°3, le km 3079, c’est la distance qui sépare Buenos Aires d’Ushuaia par cette fameuse route n°3 que nous avons prise depuis le début.

C’est le bout du bout, ensuite c’est l’Antarctique !



les aléas du voyage

Arrivée à la frontière chilienne, les papiers administratifs se font sans trop de problème…ils ne comprennent rien à la carte grise française et ne savent pas dans quelle case noter les différents éléments mais bon, ça se fait.
Par contre une fois l’administration passée, il faut traverser la « barrière sanitaire ». On avait commencé par planquer 2kg de carottes et des haricots verts sous le siège de Jeanne, on s’est finalement ravisé en voyant les contrôles effectués sur les véhicules précédents : fouille dans le moteur, derrière les banquettes des pick-up, ouverture de valises filmées prêtes à prendre l’avion !! et bien sûr avec un chien et tout cela simplement pour de la bouffe !!
On remet donc les 2kg de carottes et les haricots dans le frigo et on attend notre tour.
Quand le douanier ouvre le frigo et voit les légumes, il est finalement très embêté…on lui dit tant pis, on va les jeter…il réfléchit et nous dit : « si vous les faites cuire ou en salade c’est bon ». Pas bien compris le coup de la salade mais bon nous voilà parti sur le parking de la frontière à préparer carottes râpées et cuire les haricots verts.
Finalement, il n’aura rien fouillé d’autre et n’aura même pas vérifié le nouvel état des carottes et haricots.

Puis arrivée au détroit de Magellan, là nous devons prendre un bac.

Nous avons une demi-heure devant nous, nous prenons donc tranquillement un café à côté. De là nous voyons le ferry. Au bout d’un quart d’heure, le ferry est déjà là, nous finissons rapidement nos boissons, passons au toilette et partons en courant récupérer le bateau sur lequel Stéphane et Jean Yves ont déjà montés les véhicules. Même pas le temps de se retourner que déjà nous commençons la traversée. Nous montons dans la salle couverte et là... la question fatidique : mais où est Anselme ? Oh ! surement avec Jean Yves en bas, il devait être dans le camping-car lorsqu’ils sont montés à bord. Noémie, descend tout de même pour vérifier et le constat est sans appel : pas d’Anselme…et nous, nous sommes déjà au milieu du canal….panique à bord…le responsable nous explique qu’il n’aura qu’à prendre le prochain. Finalement Noémie est un peu en panique et il décide de faire marche arrière…nous voilà donc à faire la moitié du canal en marche arrière pour rejoindre le quai. Et nous finissons par distinguer Anselme sur le bord….Il monte sur le bateau et nous reprenons notre route. Plus de peur que de mal, une bonne engueulade et le tour est joué !!






Les lions de mer de Caleta Olivia

Un point sympa entre Cabo Dos Bahias et le parc des arbres pétrifiés est la plage de Caleta Olivia. En fait une colonie de lion de mer a élu domicile et côtoie les promeneurs. Le cadre n’est pas très chouette mais c’est le seul endroit où nous avons pu approcher les lions de mer d’aussi près.








Les réserves et parc de la cote atlantique

19 octobre, récupération de la famille BRENIER à l’aéroport de Trelew et c’est parti pour 15 jours de de descente jusqu’à Ushuaia.
Nous leur faisons découvrir la Péninsule et ses baleines.




Puis départ pour Punta Tombo, la plus grande réserve au monde de manchots de Magellan.
Nous découvrons la réserve au petit matin avant l’arrivée des nombreux bus malgré la basse saison.
Un sentier tracé nous ballade à travers les terriers des manchots et mène jusqu’à l’océan. Il y en a de partout. Il faut respecter quelques règles de circulation et le manchot est toujours prioritaire !




 Nous quittons la route goudronnée pour prendre la piste RP1 qui longe la cote et mène jusqu’à la réserve de Cabo Dos Bahias : autre réserve de manchots de Magellan, il y en a moins, mais c’est plus sauvage…d’ailleurs il n’y a que nous.
















En route bivouac sur la plage entre Camarones et Cabo Dos Bahias




 Nous nous rendons ensuite au Parc des arbres pétrifiés…nous quittons la route n°3 pour une piste de 50km en fin de journée…vu l’état de la piste, nous arrivons au camping qui se trouve à 25 km à la nuit. Le camping est fermé mais le gardien nous accueille à bras ouverts (forcément il ne doit pas voir du monde tous les jours) et nous ouvre la salle commune pour le dîner (il est déjà 23h !)
















Le lendemain, nous laissons notre camping-car au camping et nous nous entassons dans celui de Jean Yves qui est beaucoup plus petit et léger et permet de rouler bien plus vite pour finir les 25 km restants.
















La visite du parc est impressionnante, un parcours de 2km serpente entre les arbres pétrifiés. Ce sont des restes de forêts très anciennes qui suite à des éruptions volcaniques, ont été recouvertes de cendres et puis le temps à fait le reste et le bois s’est transformé en pierre.

Reprise de notre descente vers le Sud…plus grand-chose à voir le long de cette route n°3.

les filles tentent de faire du feu